Salaire d'une infirmière en Suisse en 2026, fourchettes fiables et écarts clés

Salaire d’une infirmière en Suisse en 2026, fourchettes fiables et écarts clés

Le 9 janvier 2026 - 6 minutes de lecture
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Une infirmière en Suisse gagne généralement entre 6 000 et 6 500 CHF bruts par mois selon son profil et son canton d’exercice. Cette fourchette mensuelle comprend le salaire de base, mais exclut souvent les primes variables et le 13e salaire. La différence entre brut et net varie selon le canton, les charges sociales et le statut frontalier ou résident. Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur en brut pour un poste comparable (souvent à temps plein), qui peuvent varier selon l’établissement, la convention et l’inclusion ou non du 13e salaire et des primes.

Ce qu'il faut retenir :

💸 Salaire brut Les infirmières suisses gagnent entre 6 000 et 6 500 CHF bruts par mois, selon expérience et canton, hors primes et 13e salaire.
🌍 Variation cantonale Les salaires diffèrent selon le canton, avec Genève, Zurich et Bâle offrant les rémunérations les plus élevées, influencées par le coût de la vie.
🔢 Facteurs d'écart L'ancienneté, l'employeur, les horaires atypiques et les primes expliquent 80% des différences de salaire entre postes.
📈 Évolution salariale Les grilles d'ancienneté, primes et primes d'heures supplémentaires permettent une progression régulière et significative.
💶 Conversion Un salaire de 6 200 CHF équivaut à environ 6 600 euros, mais il faut considérer le coût de vie et les charges pour évaluer le pouvoir d'achat.

💰 Combien gagne une infirmière en Suisse selon le profil et le canton

Les salaires mensuels bruts oscillent autour de 6 000 CHF pour un profil débutant et peuvent atteindre 6 500 CHF ou plus avec l’expérience. Cette base salariale peut être complétée par des primes de nuit, de week-end ou de garde qui représentent plusieurs centaines de francs supplémentaires chaque mois selon le planning effectif.

Le canton (et souvent la ville) influence fréquemment la rémunération, mais l’employeur, la grille/échelon et le taux d’activité peuvent peser autant sur le salaire affiché. Pour annualiser, vérifiez si un 13e salaire est prévu au contrat (parfois mensualisé), car il est fréquent mais pas automatique.

💡 En Suisse, le salaire brut d'une infirmière dépend fortement du canton et du profil, oscillant généralement entre 6 000 CHF pour un débutant et 6 500 CHF ou plus avec l'expérience. Il faut aussi prendre en compte que ces montants excluent souvent les primes variables et le 13e salaire, qui peuvent représenter une part importante du revenu annuel.
Canton Débutant (CHF/mois) Confirmé (CHF/an) Remarques
Genève 6 200 78 000 – 85 000 Échelle HUG standardisée
Zurich 6 400 82 000 – 90 000 Coût de la vie élevé
Vaud/Lausanne 6 000 75 000 – 82 000 Classes 8-9 CHUV
Bâle 6 300 80 000 – 88 000 Secteur pharmaceutique
Berne 5 800 74 000 – 81 000 Plus abordable

💰 Ce qui fait vraiment varier le salaire entre deux postes infirmiers

Dans la plupart des cas, l’essentiel des écarts s’explique par le canton et l’employeur, l’ancienneté selon la grille d’échelon, et les horaires atypiques compensés par des primes. Ces trois facteurs déterminent généralement 80% de la différence entre deux offres comparables.

Les variables secondaires incluent la spécialité du service, le taux d’activité (80% versus 100%) et parfois la capacité de négociation à l’embauche selon la pénurie locale. La différence entre le mensuel affiché et le mensuel réellement perçu dépend des primes variables et des modalités de versement du 13e salaire.

Canton et type d’employeur, les écarts les plus visibles

Les écarts sont généralement plus lisibles dans le public via des grilles, tandis que dans le privé/EMS/soins à domicile la rémunération peut être plus variable selon l’établissement. Les hôpitaux publics appliquent souvent des échelles cantonales standardisées qui permettent une progression prévisible sur plusieurs années.

Les cliniques privées et les établissements médico-sociaux suivent leurs propres conventions ou négocient individuellement. Cette flexibilité peut offrir des salaires supérieurs dans certains cas, mais rend la comparaison “à poste égal” plus difficile entre établissements.

💡 La différence de rémunération entre un poste public et un privé peut être significative, surtout dans le secteur médical. Dans le public, les grilles salariales cantonales offrent une progression prévisible, tandis que dans le privé ou en EMS, la rémunération peut varier en fonction des négociations et des conventions propres à chaque établissement.

Expérience, horaires et primes, le levier qui change le mensuel

L’ancienneté se traduit par une progression d’échelon automatique dans le secteur public, avec des augmentations annuelles prédéterminées. Le passage d’une classe à une autre selon l’expérience peut représenter plusieurs milliers de francs d’augmentation annuelle.

Les primes (nuit, week-end, jours fériés, piquet) peuvent augmenter sensiblement le mensuel, mais leur niveau dépend des règles de l’établissement, du planning réel et du taux d’activité. Les heures supplémentaires sont rémunérées selon des barèmes spécifiques qui varient d’un employeur à l’autre. Un rythme de travail en 3×8 peut donner droit à des primes d’équipe forfaitaires mensuelles.

💶 France-Suisse, conversion en euros et lecture “est-ce que ça vaut le coup”

Pour convertir un salaire suisse en euros, tenez compte que le taux de change varie continuellement. Un salaire de 6 200 CHF équivaut approximativement à 6 600 euros selon les taux actuels, mais cette conversion reste indicative. Privilégiez une conversion franc suisse euro régulière plutôt qu’un calcul figé.

L’intérêt d’un poste en Suisse se juge surtout sur le reste à vivre (logement, assurance maladie, impôts et trajets), et peut donc varier fortement entre frontalier et résident. Le coût du logement représente généralement le poste le plus important, particulièrement dans les cantons de Genève et Zurich. L’assurance maladie obligatoire en Suisse coûte plusieurs centaines de francs mensuels pour les résidents.

Le statut frontalier permet parfois de bénéficier du salaire suisse tout en gardant un logement en France, mais implique des trajets quotidiens et une fiscalité spécifique. Le fonctionnement du deuxième pilier LPP constitue un avantage supplémentaire du système suisse pour la retraite.

❓ FAQ

Un salaire de 5000 euros est-il bon en Suisse ?

Un salaire de 5 000 euros (environ 4 700 CHF) peut être considéré comme correct selon le canton et les charges personnelles, mais reste en dessous de la moyenne pour une infirmière expérimentée. Ce montant dépend fortement du coût du logement, qui varie énormément entre Genève/Zurich et des cantons comme Berne ou le Valais. Vérifiez le reste à vivre après déduction de l’assurance maladie obligatoire, des impôts et des frais de transport avant de conclure sur l’attractivité réelle.

Le 13e salaire est-il garanti pour les infirmières en Suisse ?

Le 13e salaire est fréquent en Suisse mais n’est garanti que s’il est prévu par le contrat ou une convention applicable (parfois versé en une fois ou mensualisé). La plupart des établissements de santé publics l’incluent systématiquement, mais vérifiez la mention explicite au contrat et les modalités de versement. Certains employeurs le répartissent sur 12 mois tandis que d’autres le versent en décembre, ce qui change l’organisation budgétaire mensuelle.

Les primes de nuit, week-end et jours fériés pèsent-elles beaucoup ?

Oui, ces primes peuvent représenter un complément notable quand les horaires atypiques sont réguliers, mais leur montant dépend de la convention ou de l’établissement et peut varier d’un mois à l’autre. Les majorations oscillent généralement entre 15 et 25% pour les nuits et peuvent atteindre 50 à 100% pour les dimanches et jours fériés. Le montant final dépend du volume d’heures effectuées selon ces créneaux et du taux d’activité du contrat.

💡 Le coût du logement, notamment dans des grandes villes comme Genève ou Zurich, constitue souvent le poste le plus important dans le reste à vivre en Suisse. Le statut de frontalier peut permettre de bénéficier d’un salaire suisse tout en résidant en France, mais cela implique des trajets quotidiens et une gestion fiscale spécifique.

Une infirmière française peut-elle travailler en Suisse ?

En principe, une infirmière diplômée en France peut travailler en Suisse, sous réserve de la reconnaissance du diplôme, du niveau de langue requis et des autorisations liées à la situation (frontalier/résident). La reconnaissance du diplôme passe généralement par la Croix-Rouge suisse avec un dossier spécifique à constituer. Les exigences linguistiques varient selon la région (français en Suisse romande, allemand ailleurs) et l’employeur peut demander un niveau certifié.

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